"Une évidence que j'ai préféré enfouir dans le sommeil."
"C'était juste un regard, juste pour regarder ailleurs. J'avais envie de m'échapper. Elle parlait, elles parlaient. Et je songeais à toutes les choses que j'aurais pu dire. Tous les mots coincés dans ma gorge. On ne vit plus. On ne touche plus. Tout était si vrai. Je ne savais juste pas comment le dire. Je regardais fixement le temps défilais. Des images, des souvenirs, des douleurs. Chacun ayant sa place dans ce que je suis. J'y pensais longuement. J'y pensais et je sous-entendais le fait de pouvoir être comprise. Mais j'étais seule dans ce que je pouvais ressentir. J'étais seule à savoir, à avoir observer toute la difficulté de continuer. On aurait certainement pu dire non. La gorge serrée je préférais oublier les mots qui ne venaient plus. Si tu savais. Nous ne pouvons pas comprendre la complexité de chaque esprit. Les lumières à l'extérieur me souriaient calmement, paisiblement. Je me serais occupée d'elle comme n'importe qui d'autre. La sensation d'être utile à quelqu'un, à quelque chose. Je voulais pouvoir parler de tout ça. Mais j'avais mal des choses que je taisais. J'avais mal de ne savoir plus comment comprendre. Un peu d'air, un peu d'esprit. Le souffle nouveau, la fumée qui me tuait. Tout avait plus de sens que le vide dans lequel je me suis laissée engouffrer. Plus de sens que rien finalement. C'est-à-dire aucun sens. Mais l'absence est inquiétante. (...) Mais c'était bien trop lointain pour que je puisse analyser. La sensation d'avoir laisser filer revenait. Le tambour des jours passés retentissait. Comme si ce n'était pas moi,comme si la personne en face de moi n'avait jamais existé. Une autre vie, une autre personne et pourtant tous ces souvenirs où j'étais bien présente. Toi aussi, mais qui étais-tu? Je ne sais pas si le changement aurait été exact d'une autre façon. Il n'y avait qu'une solution pour erreur flagrante. Le lit grinçait tout doucement. La bouteille se renversait et se brisait sur le sol. (...) Et je ne voulais pourtant plus m'arrêter. Juste répéter la même chose sans cesse, sans détour, sans retour. Je me sentais peut-être exister ou mourir mais j'étais là la boule au ventre. Les consonances ne sonnaient plus, plus correctement du moins. Tout ça ne me correspondait pas, ce n'était plus moi ou bien trop moi. Tout ce que j'avais laissé courir, filer, oublier. Tout ce qui était enfouie mais même aujourd'hui qui n'avait plus de sens. Un signe sur le mur affiché pour ne pas l'effacer. Et pourtant cette vue se brouillait, devenait illisible, incompréhensible. Car on ne m'autorisait pas, non , je ne m'autorisais pas à savoir. Je fixais le temps qui défilait et tant de choses s'étaient produites. "
"Il savait encore écrire pour la beauté du geste. Mais pour moi cela avait disparu. Auparavant j'avais les formules. Maintenant je n'en ai plus que l'ombre. (...) Un jour, je trouverais tous les mots exacts, tous les mots justes pour te dire ce que je ressens. A force de torturer les mots, tu les perdras."
"On se disait c'était il y a longtemps. Et finalement pas tant que ça. On se disait c'est plus pour moi. Je ne sais pas vraiment si il y a du sens. On oublie toujours les règles fixées au début. Je ne peux pas te parler de cette fatigue. Je ne la contrôle pas. Elle s'insère subrepticement . Je me trouverais presque ridicule en m'observant de l'extérieur. Je m'accroche au vide, pas un vide habituel. Je m'accroche au vide nouveau, vertigineux qui s'étend devant moi. Je ne veux même plus en parler. C'est étrange, cela doit être la fatigue. Les nerfs sont vivement écorchés. La peau frisonne et la gorge se serre. Je ne sais plus vraiment pourquoi, ni comment ce vide à su m'attirer. Est-ce que tout ça est lié. Je cherche finalement les raisons aux mauvais endroits. Comme toujours pourrons-nous entendre dire. Mais nous pourrions dire de nombreuses choses sur des phénomènes inconnues. C'est l'inconnue certainement qui effraie. Ou est-ce peut-être le trop connu? Je ne sais plus, je ne sais pas ou je te situe dans mon histoire et tu ne le sais pas non plus. Où sommes-nous? Vers quoi allons-nous? Aucune de ces réponses ne peuvent être données sans d'ombreux détournements et sous-entendus. J'aimerais juste savoir, finalement je n'aimerais peut-être pas. (...) Je reprend les choses toujours aux mauvais endroits. Telle la mauvaise place au mauvais moment. On s'habitue à tout. D'autant plus quand on ne le désire pas. Je glisse ici chaque chose qui s'efface de ma pensée. A quel point tout cela peut compter dans un esprit ? Aussi peu clairvoyant que le reste, je tâtonne dans le vide et le vertige me saisi. Tremblement imperceptible perdu au milieu d'un tout assurément crédible. Je façonne autant que je peux ce que je saisi. Je ne devrais pas, les images correspondent si souvent peu à la réalité. Tu aurais dû m'ouvrir les yeux. Fermons-les ensemble, j'en oublie le reste. (...) Je m'y fais. J'y consens. Je concède. Tout sera accepter si tu me laisse comprendre. Ou simplement si les non-dits disparaissent. Mais je ne saisirais pas la complexité. Et certainement mon esprit s'éloigne d'aussi loin que possible d'un semblant de réalité. L'orbite rejoint la terre tant bien que mal. "
"Objectivement il était beau mais il y avait ces pensées que je ne pouvais oublier. Je pense que j'aurais pu, juste un instant me laisser aller à le contempler. J'ai effacé le regard ancré dans ma mémoire; La peau frissonnait d'un manque inconnu et nouveau. J'ai eu peur peut-être une ou deux fois. Je crois que je me faisais confiance. Elle était entière, dispersée dans les lumières de la nuit. La jalousie n'était qu'un calme pour mentir notre saloperie. Nous n'étions pas fières, pas sérieuses, juste perdues. Nous nous sommes découverts sur de nouvelles choses inconnues. Nous nous sommes perdues de l'autre côté de la rue. A chaque instant, je savais sur qui je pouvais compter. Cela brûlait ma gorge, le poison coulait lentement à l'intérieur de moi. Et mes forces plus présentes à tous moments me faisaient presque oublier la peur de te harceler. Les mots je les avais choisi avec délicatesse et précision. Mais aucun d'eux ne recueillirent quelconque échos. Aucun d'eux et peut-être étais-ce bien la seule chose dont je pouvais souffrir. A la seconde précise où le temps n'avançait plus, la lumière et les notes étaient si présentes que j'aurais enlacé le monde entier."
"Ce n'est qu'un mot. Les sarcasmes de mes mains ne sont pas sensibles. Je suis partie. J'ai délaissé l'ancien dérisoire. La vérité générale n'est officiellement qu'une illusion bercée. Elle transcende pourtant les différences tangibles. Je mens alors sans remords et difficultés. Mes joues s'empourprent un brin au moment de l'énonciation. Le souffle passé, je souris de ma facilité. La raison première était pour lui. Mais la seconde était certainement plus véridique. Je ne pouvais que rendre réelle l'irréalité de la scène. C'était mon problème, et certainement trop rapide. (...) Attendons donc que le calme passe? Les choses deviendront possible et véritable, lorsque la paralysie sera effacé. Je comprend pourtant, je comprend facilement la difficulté de se lancer. (...) La peur est pourtant bien présente. La paralysie ne s'échappe pas et se confirme même avec le temps. J'essaye d'apaiser le jeu dans un soupçon dérisoire. Je confronte ta peur à la mienne, je l'affirme, la confirme. (...) Fais tout pour me faire fuir, je m'accrocherais jusqu'à ce que tu assumes le fait de ne rien contrôler."
"C'était juste un regard, juste pour regarder ailleurs. J'avais envie de m'échapper. Elle parlait, elles parlaient. Et je songeais à toutes les choses que j'aurais pu dire. Tous les mots coincés dans ma gorge. On ne vit plus. On ne touche plus. Tout était si vrai. Je ne savais juste pas comment le dire. Je regardais fixement le temps défilais. Des images, des souvenirs, des douleurs. Chacun ayant sa place dans ce que je suis. J'y pensais longuement. J'y pensais et je sous-entendais le fait de pouvoir être comprise. Mais j'étais seule dans ce que je pouvais ressentir. J'étais seule à savoir, à avoir observer toute la difficulté de continuer. On aurait certainement pu dire non. La gorge serrée je préférais oublier les mots qui ne venaient plus. Si tu savais. Nous ne pouvons pas comprendre la complexité de chaque esprit. Les lumières à l'extérieur me souriaient calmement, paisiblement. Je me serais occupée d'elle comme n'importe qui d'autre. La sensation d'être utile à quelqu'un, à quelque chose. Je voulais pouvoir parler de tout ça. Mais j'avais mal des choses que je taisais. J'avais mal de ne savoir plus comment comprendre. Un peu d'air, un peu d'esprit. Le souffle nouveau, la fumée qui me tuait. Tout avait plus de sens que le vide dans lequel je me suis laissée engouffrer. Plus de sens que rien finalement. C'est-à-dire aucun sens. Mais l'absence est inquiétante. (...) Mais c'était bien trop lointain pour que je puisse analyser. La sensation d'avoir laisser filer revenait. Le tambour des jours passés retentissait. Comme si ce n'était pas moi,comme si la personne en face de moi n'avait jamais existé. Une autre vie, une autre personne et pourtant tous ces souvenirs où j'étais bien présente. Toi aussi, mais qui étais-tu? Je ne sais pas si le changement aurait été exact d'une autre façon. Il n'y avait qu'une solution pour erreur flagrante. Le lit grinçait tout doucement. La bouteille se renversait et se brisait sur le sol. (...) Et je ne voulais pourtant plus m'arrêter. Juste répéter la même chose sans cesse, sans détour, sans retour. Je me sentais peut-être exister ou mourir mais j'étais là la boule au ventre. Les consonances ne sonnaient plus, plus correctement du moins. Tout ça ne me correspondait pas, ce n'était plus moi ou bien trop moi. Tout ce que j'avais laissé courir, filer, oublier. Tout ce qui était enfouie mais même aujourd'hui qui n'avait plus de sens. Un signe sur le mur affiché pour ne pas l'effacer. Et pourtant cette vue se brouillait, devenait illisible, incompréhensible. Car on ne m'autorisait pas, non , je ne m'autorisais pas à savoir. Je fixais le temps qui défilait et tant de choses s'étaient produites. "
"Il savait encore écrire pour la beauté du geste. Mais pour moi cela avait disparu. Auparavant j'avais les formules. Maintenant je n'en ai plus que l'ombre. (...) Un jour, je trouverais tous les mots exacts, tous les mots justes pour te dire ce que je ressens. A force de torturer les mots, tu les perdras."
"On se disait c'était il y a longtemps. Et finalement pas tant que ça. On se disait c'est plus pour moi. Je ne sais pas vraiment si il y a du sens. On oublie toujours les règles fixées au début. Je ne peux pas te parler de cette fatigue. Je ne la contrôle pas. Elle s'insère subrepticement . Je me trouverais presque ridicule en m'observant de l'extérieur. Je m'accroche au vide, pas un vide habituel. Je m'accroche au vide nouveau, vertigineux qui s'étend devant moi. Je ne veux même plus en parler. C'est étrange, cela doit être la fatigue. Les nerfs sont vivement écorchés. La peau frisonne et la gorge se serre. Je ne sais plus vraiment pourquoi, ni comment ce vide à su m'attirer. Est-ce que tout ça est lié. Je cherche finalement les raisons aux mauvais endroits. Comme toujours pourrons-nous entendre dire. Mais nous pourrions dire de nombreuses choses sur des phénomènes inconnues. C'est l'inconnue certainement qui effraie. Ou est-ce peut-être le trop connu? Je ne sais plus, je ne sais pas ou je te situe dans mon histoire et tu ne le sais pas non plus. Où sommes-nous? Vers quoi allons-nous? Aucune de ces réponses ne peuvent être données sans d'ombreux détournements et sous-entendus. J'aimerais juste savoir, finalement je n'aimerais peut-être pas. (...) Je reprend les choses toujours aux mauvais endroits. Telle la mauvaise place au mauvais moment. On s'habitue à tout. D'autant plus quand on ne le désire pas. Je glisse ici chaque chose qui s'efface de ma pensée. A quel point tout cela peut compter dans un esprit ? Aussi peu clairvoyant que le reste, je tâtonne dans le vide et le vertige me saisi. Tremblement imperceptible perdu au milieu d'un tout assurément crédible. Je façonne autant que je peux ce que je saisi. Je ne devrais pas, les images correspondent si souvent peu à la réalité. Tu aurais dû m'ouvrir les yeux. Fermons-les ensemble, j'en oublie le reste. (...) Je m'y fais. J'y consens. Je concède. Tout sera accepter si tu me laisse comprendre. Ou simplement si les non-dits disparaissent. Mais je ne saisirais pas la complexité. Et certainement mon esprit s'éloigne d'aussi loin que possible d'un semblant de réalité. L'orbite rejoint la terre tant bien que mal. "
"Objectivement il était beau mais il y avait ces pensées que je ne pouvais oublier. Je pense que j'aurais pu, juste un instant me laisser aller à le contempler. J'ai effacé le regard ancré dans ma mémoire; La peau frissonnait d'un manque inconnu et nouveau. J'ai eu peur peut-être une ou deux fois. Je crois que je me faisais confiance. Elle était entière, dispersée dans les lumières de la nuit. La jalousie n'était qu'un calme pour mentir notre saloperie. Nous n'étions pas fières, pas sérieuses, juste perdues. Nous nous sommes découverts sur de nouvelles choses inconnues. Nous nous sommes perdues de l'autre côté de la rue. A chaque instant, je savais sur qui je pouvais compter. Cela brûlait ma gorge, le poison coulait lentement à l'intérieur de moi. Et mes forces plus présentes à tous moments me faisaient presque oublier la peur de te harceler. Les mots je les avais choisi avec délicatesse et précision. Mais aucun d'eux ne recueillirent quelconque échos. Aucun d'eux et peut-être étais-ce bien la seule chose dont je pouvais souffrir. A la seconde précise où le temps n'avançait plus, la lumière et les notes étaient si présentes que j'aurais enlacé le monde entier."
"Ce n'est qu'un mot. Les sarcasmes de mes mains ne sont pas sensibles. Je suis partie. J'ai délaissé l'ancien dérisoire. La vérité générale n'est officiellement qu'une illusion bercée. Elle transcende pourtant les différences tangibles. Je mens alors sans remords et difficultés. Mes joues s'empourprent un brin au moment de l'énonciation. Le souffle passé, je souris de ma facilité. La raison première était pour lui. Mais la seconde était certainement plus véridique. Je ne pouvais que rendre réelle l'irréalité de la scène. C'était mon problème, et certainement trop rapide. (...) Attendons donc que le calme passe? Les choses deviendront possible et véritable, lorsque la paralysie sera effacé. Je comprend pourtant, je comprend facilement la difficulté de se lancer. (...) La peur est pourtant bien présente. La paralysie ne s'échappe pas et se confirme même avec le temps. J'essaye d'apaiser le jeu dans un soupçon dérisoire. Je confronte ta peur à la mienne, je l'affirme, la confirme. (...) Fais tout pour me faire fuir, je m'accrocherais jusqu'à ce que tu assumes le fait de ne rien contrôler."





